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Les Figures Traditionnelles. Dans les armoiries , les couleurs constituent l'élément essentiel. Car s'il existe des armoiries sans figure, il n'en existe pas sans couleur.
Le répertoire des figures qui peuvent y prendre place est bien plus grand. En fait il est peu limité: n'importe quel animal, végétal , objet ou forme géométrique peut devenir figure du blason. Les "fautes de goût" sont cependant à éviter pour garder la beauté de la tradition : les appareils électriques, les parties du corps humain qui sont normalement couvertes d'un vêtement (!) et les représentations reliées à l' aéronautique et à la science-fiction sont rejetées par les experts et puristes.
Dans les décennies qui suivent l'apparition des armoiries, au XIIe siècle, ce répertoire se limite à une vingtaine de figures. Par la suite et jusqu'à la fin du Moyen-Age, le nombre des figures d'usage courant ne dépasse pas la quarantaine.
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C'est surtout à partir du XVIIe siècle que la diversification du répertoire se fait plus grand, d'abord dans les pays germaniques et en Europe centrale, puis hors d'Europe, lorsque le phénomène héraldique touche d'autres continents : plantes et animaux exotiques, par exemple, font alors leur entrée dans les écus.
Longtemps les végétaux (mis à part la fleur de lys) et les objets de la vie quotidienne sont restés assez rares dans les armoiries. Les figures que l'on retrouvait le plus souvent étaient les animaux, les figures géométriques et des petites figures qui pouvaient prendre place n'importe où sur l'écu comme croisette, annelet, croissant, denier, coquille ou billette.
A la fin du Moyen-Age et au début de l'époque moderne, lorsque le répertoire se diversifie, ce sont d'abord les végétaux (chênes, palmiers, rose, trèfle, épis) et surtout des objets (fous, étoiles, fermaux, huchet, épées) qui viennent s'ajouter aux figures primitives. Puis entrent dans les écus des bâtiments (tour, château, navire, pont-levis), des parties du corps humain ( main, oeil, jambe), des lettres de l'alphabet et même parfois de véritables scènes transformant certaines armoiries en petits tableaux, illisibles et contraire à l'esprit du blason.
Les figures sont souvent supportées par des figures géométriques et peuvent avoir plus ou moins d'importance dépendant de l'endroit où elles se situent.
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LES PARTITIONS ET LES PIECES
LE VOCABULAIRE UTILISE EN HERALDIQUE
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